Le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) espère que les modifications apportées à la bourse Relève emploi la rendront encore plus attrayante pour les jeunes de la région.

La deuxième édition du programme, organisée par le Centre des Services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR), a été dévoilée le 8 février dernier. Ce programme a comme mission de réduire le nombre de jeunes qui quittent Prescott-Russell définitivement pour des secteurs plus urbains à la suite de leurs études postsecondaires.

Le programme sera mis à la disposition de plusieurs autres étudiants, dont ceux qui entendent poursuivre leurs études à l’école des adultes ou dans divers domaines, dont la vente, les soins personnels et les métiers d’apprentissage, dont la plomberie, l’électricité et la machinerie lourde, parmi tant d’autres.

L’an dernier, la bourse n’était disponible qu’aux étudiantes et étudiants qui se dirigeaient vers le collège ou l’université. « Le parcours postsecondaire est plus flexible dans la version deux du programme », a fait valoir Caroline Arcand, directrice générale du Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR), instigateur du programme. Alors on a augmenté l’âge maximum à 21 ans. »

Des changements ont été entrepris afin d’attirer le plus d’étudiants possible, question de bâtir une relève diversifiée dans la région. Mme Arcand a également souligné l’expansion des frontières du programme. « Le territoire a été élargi, a-t-elle expliqué. Pour des raisons de système, l’an passé, on avait dû se restreindre, alors que cette année, on a vraiment décidé d’étendre le programme à travers l’ensemble des Comtés unis de Prescott et Russell. » Toutes les écoles et tous les étudiants de Prescott-Russell auront donc accès au programme.

Autre changement : la façon de choisir les récipiendaires. « Les récipiendaires seront choisis par un comité de sélection, a fait valoir la directrice générale. Nous avons des membres de conseils scolaires qui font partie du comité, ainsi que des employeurs et des membres de l’équipe du CSEPR. »

Le programme introduit également plus de jumelage étudiant employeur, ainsi que des versements par tranche. « On sait que les employeurs de notre région sont à court de main-d’œuvre, a soutenu Mme Arcand. Nous allons leur verser leur bourse par tranche. À l’inscription, on leur verse 500 $, puis à chaque fois qu’ils reviennent pour un emploi d’été ou qu’ils ont un emploi à temps partiel dans la région, on leur verse une autre tranche de 500 $. »

La somme maximale que pourrait toucher un étudiant serait donc 5000 $ au total. D’ailleurs, la directrice générale a fait appel aux organismes, entrepreneurs et municipalités de la région qui auraient envie de contribuer à la bourse. Ceux-ci sont invités à y contribuer 5000 $ afin de subventionner plus d’étudiants. À l’heure de mettre sous presse, trois entreprises se sont engagées à remettre la somme, ce qui permettra de faire grimper le nombre de récipiendaires à 13.

Le programme de bourses sera offert jusqu’en 2022. Celui-ci constitue un investissement du CSEPR de 250 000 $.